Études

Etude de la Banque de France - Les PME-ETI cotées en bourse

Les PME-ETI cotées ont bénéficié en 2010 de la reprise de l’activité, tirée notamment par leurs filiales implantées à l’étranger. Cette tendance favorable devrait se poursuivre en 2011, malgré le retournement du second semestre 2011.

En dépit de situations toujours disparates, la rentabilité s’améliore nettement, surtout pour les PME-ETI composant l’indice Cac Mid & Small : ces dernières sont pour la plupart des entreprises matures et constituent l’essentiel des plus grandes capitalisations. Avec la hausse des résultats, les capitaux propres se renforcent même si la crise a fortement pesé sur les besoins en fonds propres de certaines PME cotées.

Les dépenses d’investissement redémarrent en 2010 et concernent aussi bien des acquisitions d’immobilisations corporelles ou incorporelles que des immobilisations financières. Elles restent néanmoins très en deçà du niveau d’avant crise, qui s’expliquait dans une large mesure par le montant élevé de prises de participations ou d’opérations de croissance externe. Les PME-ETI cotées continuent de se distinguer de leurs homologues non cotées par un plus grand dynamisme notamment en termes d’investissements productifs et de dépenses en recherche et développement.

Si les introductions en bourse obéissent le plus souvent à des considérations internes - transmission, financement de projets de développement essentiellement - le recours au marché semble également constituer un bon moyen de financer par la suite des opérations de croissance externe : c’est ce que tend à démontrer le suivi d’un sous-échantillon de PME-ETI avant et après leur entrée en bourse, et qui reflète principalement la situation économique d’avant crise.